PROGRAMME DÉTAILLÉ DU FESTIVAL TEXTE EN COURS 2023

LE MERCREDI 22 NOVEMBRE | 19h30
Au Hangar Théâtre/Ensad

AUTOUR DE LAURE POUDEVIGNE – FLORILÈGE D’EXTRAITS
PRÉSENTÉ PAR L’ATELIER AMATEUR DU THÉÂTRE LA VIGNETTE

L’écriture, je suis restée longtemps assise sur le couvercle de la boîte où je l’avais rangée. Je l’ai pourtant vu revenir avec simplicité et toute la bonne volonté du monde, sans rancune quoi, quand j’ai choisi de porter à la scène, les mots de l’histoire de Rose (Nunuche Underground), puis de Puisette (Puisette et Fragile), puis de Mu (Dinosaure). Ces trois pièces sont comme une petite trilogie des origines, les trois âges de la fille, sans doute une introduction nécessaire avant d’aller batifoler tout ailleurs, avec Les Intérieurs. Quand je pense aux pièces, je pense d’abord aux dialogues, j’en raffole, je les écris avant les histoires. J’écris l’histoire autour d’eux, en fait. Ils sont son tempo et sa texture. Les histoires, je les aime sans concession et sans limite ni à la folie, ni à la bêtise, ni à la méchanceté des hommes, j’aime y faire feu de tout bois, j’aime y mettre tout ce que j’ai sous la main de vécu, de souvenu, de lu, de cru, et tisser ensemble des fils de toutes sortes. J’aime naviguer dans les univers parallèles, les mondes profonds et symboliques des fantasmagories et des pensées, et les donner avec la plus grande vérité. Je crois que c’est comme regarder le monde à travers un vêtement retourné, à travers la texture, les mailles et les coutures des personnages. Laure Poudevigne

Mise en lecture Jules Tricard
Avec les amateurices Isabelle Gabillaud, Amina Kafe, Robin Langlet, Achile Lebon, Eglantine Leroux, Fadi Nassr, Gulussa Oudjane, Margaux Paquien, Nathan Le Pommelet, Alexis Rotrou, Claire Sastourne, Rose-Marie Volle

PRIX NOBEL DE L’AMOUR DE VASSIA CHAVAROCHE
Nous rendons aujourd’hui hommage, en sa présence ! à la poétesse Josiane Chantier, avec ses amies : la poétesse Wisława Szymborska et la réalisatrice Chantal Akerman. Toutes les trois sont mortes et confient ce qu’elles n’ont jamais osé se dire de leur vivant lors de cette cérémonie exceptionnelle !
Avec une franche émotion qui les saisit là où elles ne s’y attendaient pas, Wisława et Chantal se mettent à nue, en avouant la place secrète et ingrate que Josiane a occupée dans leur vie, tant affective qu’artistique. Elles s’interrogent sur les étranges circonstances du décès de Josiane, qui disparut dans son jardin de fleurs, et se demandent pourquoi Josiane n’a publié qu’un seul recueil de poésie et passé sa vie à réécrire en boucle ses poèmes sur sa mère morte et ce jardin. Poèmes que Wisława et Chantal trouvent d’ailleurs terriblement mauvais.
Chacune dans un monologue, ces femmes ouvrent les tiroirs des tiroirs de leur mémoire, livrant leurs hantises de l’avenir et leurs regrets du passé, avant de laisser enfin la parole à leur amie qui a jusqu’ici brillé par son écoute et son silence…
Quels secrets nous livre alors Josiane en réponse à ces mystères ?

Mise en lecture collective
Avec les comédien·nes Élodie Buisson, Charlotte Daquet, Marie Vires

LE JEUDI 23 NOVEMBRE | 19h15
Au Studio du Théâtre La Vignette

AUTOUR DE SAMËLE STEINER – FLORILÈGE D’EXTRAITS
PRÉSENTÉ PAR L’ATELIER AMATEUR DU THÉÂTRE LA VIGNETTE

J’écris à partir de la vie. A partir de qui je suis et de ce que je vis. J’écris beaucoup dans le temps qui reste, une fois la vie domestique et le militantisme terminés. Je travaille à la frontière entre poésie, récit et théâtre. Je suis de plus en plus attirée par la science-fiction. Samaële Steiner

Mise en lecture Agathe Heidelberger
Avec les amateurices Isabelle Gabillaud, Amina Kafe, Robin Langlet, Achile Lebon, Eglantine Leroux, Fadi Nassr, Gulussa Oudjane, Margaux Paquien, Nathan Le Pommelet, Alexis Rotrou, Claire Sastourne, Rose-Marie Volle

TU VEUX QUE JE DEZINGUE LA P’TITE DE CAROLINE LEURQUIN
Dans un EHPAD, Mireille et Yvette jouent aux cartes en bitchant sur leurs congénères. Entre deux ateliers « respiration » et « roulades sur des ballons », Yvette poursuit sa carrière de tueuse à gage professionnelle. Lors d’un week-end intergénérationnel Rencontre de l’autre, rencontre de soi, elles font la connaissance d’Elia, une adolescente anorexique que les bas de contention n’émeuvent pas. Du plus généreux au plus aigri, ces personnages vont se détester, se raconter puis se trouver un peu. Ils offrent un point de vue caustique sur l’amour, le plaisir, comment en finir une bonne fois pour toutes avec la vie et la compote de pommes.

Mise en lecture Sylvère Santin
Avec les comédien·nes Maïna Barrera, Hélène De Bissy, Laurence Dubard, Lou Martin-Fernet, Sylvère Santin

LE VENDREDI 24 NOVEMBRE | 19h30
Au Hangar Théâtre/Ensad

LA DÉTENTE DE RAPHAËL GAUTIER
La Détente raconte l’histoire de Suzanne, professeure de musique, qui mène une vie paisible dans une maison située au bord d’une crique. Sa vie est bouleversée le jour où la destruction de la crique est annoncée pour permettre la construction d’une centrale nucléaire. Dans la région, un mouvement de contestation s’organise. La pièce raconte l’histoire de ce mouvement du point de vue de Suzanne qui, de paisible citoyenne, va se transformer en militante acharnée.

Mise en lecture collective
Avec les comédien·nes Renaud Baillet, Maina Barrera, Hélène De Bissy, Laurence Bolé, Adeline Bracq, Théophile Chevaux, Stan Dentz Marzin, Dag Jeanneret, Christophe Pichard, Sylvère Santin, Marie Vires

JE POURRAIS COMPTER TOUS MES OS DE PAULINE PICOT
Carlo Acutis est le seul saint dont le corps est exposé publiquement en sweatshirt, jeans et baskets. Il est mort, à quinze ans, d’une leucémie qui l’a pris en une semaine. On a publié plus d’une cinquantaine de livres à son sujet : sur sa foi dévorante ; sur sa passion pour les nouvelles technologies qui lui a valu le surnom de « geek de Dieu » ; sur sa force désarmante face à la maladie. À partir de cette figure de proue d’une Église catholique branchée qui paie aujourd’hui sans contact, Je pourrais compter tous mes os questionne la foi comme mystère radical. Mais aussi la mort comme mystère radical. Et enfin la vie comme mystère radical. Dans ce texte, on trouvera des soignants perplexes, une sainte lapidée qui fume des cigarettes, des blagues sur le cancer. Mais on y croisera aussi des gens qui souffrent. Et qui essaient de se le dire.

Mise en lecture Dag Jeanneret
Avec les comédien·nes Renaud Baillet, Maina Barrera, Hélène De Bissy, Laurence Bolé, Adeline Bracq, Théophile Chevaux, Stan Dentz Marzin, Dag Jeanneret, Christophe Pichard, Sylvère Santin, Marie Vires

ET AUSSI
Au Hangar Théâtre/Ensad à 18h30 | Rencontre avec les autrices et les auteurs

Nous vous proposons un moment privilégié d’échange avec les artistes de l’édition 2023 du festival.

LE SAMEDI 25 NOVEMBRE | 19h30
Au Hangar Théâtre/Ensad

LES CHOSES QUI N’ONT PAS DE NOM DE LEÏLA CASSAR
Les choses qui n’ont pas de nom est l’histoire d’un groupe de jeunes personnes assignées femmes, qu’on rencontre à la fin de l’adolescence et qu’on suit jusqu’à la fin de la vingtaine.
Louise, celle qui raconte l’histoire, tombe amoureuse d’une autre femme, et développe une honte l’empêchant d’en prononcer un mot. Mais elle n’est pas la seule à vivre ce rejet de ses propres désirs. Les trajectoires de Sabah, Eva, Rachel, Adelaïde, Amira, s’entremêlent, amicalement ou amoureusement, se croisent et se séparent, toutes marquées par la honte. De celle-ci, elles recherchent les causes dans l’époque, dans les discours sociaux qui les ont environnées. Récit initiatique d’entrée dans l’âge adulte d’un groupe de jeunes personnes, où l’amitié prend une place prépondérante, ce texte questionne la possibilité de la prise de parole après un silence asphyxiant. S’y entremêlent euphorie collective et cheminement secret.

Mise en lecture Mathias Labelle
Avec les comédien·nes Louise Arcangioli, Laurence Bolé, Adeline Bracq, Katia Ferreira, Mélanie Helfer, Mathias Labelle, Maïna Le Dantec, Lou Martin-Fernet

LOIN LE CIEL DE MARIE VAUZELLE
Il y a une femme, un homme, et un enfant.
Il y a un monde en flammes.
Il y a un corps malade.
Il y a leurs mémoires emmêlées.

Mélodie vit seule avec son fils Bastille dans un petit appartement.
Sami est mort d’une maladie auto-immune dégénérative et incurable.
Mère et fils vivent avec ce fantôme.

Mélodie et Sami se sont rencontrés dans la fureur des émeutes et des bruits de rangers. Ils se sont aimés. Un soir de bal, ils ont fait pour la première fois l’amour et Mélodie est tombée enceinte. Leur histoire s’est écrite entre l’action militante, cet enfant à naître et la maladie de Sami.
Mélodie voyage le long de son deuil dans les eaux troubles de sa mémoire, par petites touches, pour comprendre les failles qui ont brisé leurs rêves de couple et d’actions.

Sous le regard de l’enfant, se révèlent les écarts entre eux et leur idéal.
Qu’est-ce qu’ils auront vécu ? Qu’est-ce qu’ils auront raté ? Qu’est-ce qu’ils auront transmis ?

Mise en lecture Louise Archangioli
Avec les comédien·nes Louise Arcangioli, Stan Dentz Marzin, Mélanie Helfer

LES CHIENNES DE MATHILDE SOUCHAUD
Teresa, Laurène et Izumi, sont trois femmes d’âges, de milieux socio-professionnels et de nationalités différents, mais une chose les réunit : elles sont toutes les trois influenceuses sur les réseaux sociaux. Teresa, mère au foyer américaine, détient une chaîne sur le ménage ; Laurène, riche cinquantenaire vivant aux Maldives, étale son luxe aux yeux d’inconnus envieux ; quant à Izumi, jeune photographe japonaise, elle tente de se faire une place dans le monde de l’art grâce à son compte Instagram. Elles étalent ainsi leur vie pour un peu d’argent et surtout beaucoup de reconnaissance. Peu à peu, le vernis de leurs vies idéales se craquelle et l’on accède à l’envers du décor : ces trois femmes sont seules, sans perspective et régulièrement humiliées. Un jour, suite à l’humiliation de trop, Laurène diffuse une vidéo dans laquelle elle se comporte comme un chien, pour piéger son mari. La vidéo devient virale. Après l’avoir visionnée, Teresa et Izumi sentent la bête se réveiller en elles et publient à leur tour des vidéos dans lesquelles elles se comportent comme un animal. Ce qui devait n’être qu’une provocation, un coup de buzz, se propage dans le monde entier à une vitesse hallucinante. Des milliers de femmes s’emparent du « Dogchallenge » et se filment en train de se comporter comme des chiennes. La situation échappe quand le virtuel devient réel et que des hordes de chiennes enragées se créent aux quatre coins de la planète.

Mise en lecture collective
Avec les comédien·nes Louise Arcangioli, Maïna Barrera, Adeline Bracq, Élodie Buisson, Théophile Chevaux, Maina Le Dantec, Lou Martin-Fernet, Sylvère Santin, Julien Testard, Jules Tricard

Suivis de la boom de clôture du festival.